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LONDRES : Art contemporain – Amar KANWAR investit la…

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LONDRES : Art contemporain – Amar KANWAR investit la Serpentine Gallery avec une œuvre inédite

La galerie Serpentine North consacrera une exposition majeure à l’artiste et cinéaste indien Amar Kanwar, incluant la première d’une nouvelle œuvre.

La Serpentine Gallery a annoncé la tenue d’une importante exposition monographique dédiée à l’artiste et cinéaste de New Delhi, Amar Kanwar. Du 23 septembre 2026 au 31 janvier 2027, la Serpentine North se transformera en un environnement visuel et sonore méditatif pour accueillir plusieurs de ses œuvres majeures, dont la première mondiale d’une nouvelle installation intitulée The Charcoal Man.

Considéré comme l’un des artistes les plus éminents travaillant aujourd’hui l’image en mouvement, Amar Kanwar (né en 1964) a développé depuis plus de vingt ans un corpus d’œuvres lyriques et contemplatives qui naviguent entre le documentaire, le carnet de voyage et l’essai visuel.

Un artiste témoin des fractures de l’Histoire

Les films et installations multi-écrans d’Amar Kanwar sont profondément marqués par l’histoire de son pays, explorant les héritages de la décolonisation et de la Partition de l’Inde et du Pakistan en 1947. Si ses œuvres sont chargées d’une spécificité régionale et d’histoires personnelles, elles abordent des questions universelles. En se confrontant au passé pour mieux comprendre le présent, l’artiste est un témoin des bouleversements sociaux, des déplacements de population, du pouvoir, de la violence, de la justice et de la mémoire, révélant ce qui unit les êtres humains au-delà des contextes géographiques.

« Notre capacité à faire le mal n’est pas nouvelle, et pourtant la dernière décennie a enfoncé ce couteau plus profondément dans nos âmes. […] Je suis reconnaissant à la Serpentine pour cette invitation très spéciale », a déclaré Amar Kanwar.

Une trilogie immersive et poétique

Au cœur des galeries assombries, les visiteurs découvriront une trilogie d’œuvres captivantes. L’exposition s’ouvrira sur The Peacock’s Graveyard (2023), une installation poétique sur sept écrans, présentée pour la première fois à Londres. L’œuvre tisse une tapisserie d’images et de récits inspirés de fables anciennes et contemporaines pour interroger la nature éphémère de l’existence.

Le long-métrage Such a Morning (2017) sera également présenté. Cette méditation suit le retrait du monde d’un célèbre mathématicien qui s’isole dans un wagon de train abandonné pour s’acclimater à l’obscurité, suite à la perte progressive de sa vue. Le film est accompagné d’une série de lettres, projetées sur des papiers faits à la main, qui cataloguent quarante-neuf types d’obscurité.

Enfin, l’exposition dévoilera en première mondiale The Charcoal Man (2026), une nouvelle installation sur sept écrans qui prolonge les réflexions de l’artiste sur la Partition de 1947. L’œuvre explore les cycles de la trahison, de la vengeance et de la rage qui continuent d’imprégner la société contemporaine.

Une voix singulière de notre époque

Cette exposition marque la poursuite d’un dialogue de longue date entre l’artiste et l’institution, initié en 2008 avec l’exposition collective Indian Highway.

« Il y a dix-huit ans, la Serpentine incluait Amar Kanwar dans Indian Highway. C’est avec une grande joie, et un sentiment de circularité, que nous présentons une exposition dédiée à son travail à l’automne 2026 », ont déclaré Bettina Korek, directrice générale, et Hans Ulrich Obrist, directeur artistique de la Serpentine.

« Kanwar est l’une des voix singulières de notre époque. Pionnier de l’image en mouvement, son œuvre est à la fois poétique, politique, écologique et profondément éthique. Il a construit une œuvre qui résiste aux accélérations de notre présent et propose plutôt, comme le dirait le philosophe Édouard Glissant, un ‘rythme différent’ – une manière tremblante et attentive de regarder le monde. »

Un catalogue, conçu comme un livre de contes pour adultes, sera publié pour coïncider avec l’exposition. Il rassemblera des images et des textes tirés des œuvres exposées ainsi qu’un entretien approfondi avec Hans Ulrich Obrist.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).