PARIS : Pierre MALGORN (I-TRACING) : « La cybersécurité en…
Partager :
PARIS : Pierre MALGORN (I-TRACING) : « La cybersécurité en Chine devient un véritable accélérateur de croissance »
Pour réussir en Chine, I-TRACING conseille aux entreprises d’adapter leur cybersécurité, un enjeu plus organisationnel que technique.
En images
Alors que près de 2 100 entreprises françaises sont implantées en Chine et que la plupart prévoient d’y maintenir ou renforcer leurs investissements, un paradoxe demeure : la crainte liée à la cybersécurité freine encore de nombreux projets. Pour l’expert européen des services de cybersécurité I-TRACING, cette perception repose sur un malentendu. Loin d’être un obstacle insurmontable, la sécurisation des opérations en Chine est avant tout un enjeu de gouvernance et d’adaptation culturelle, dont la maîtrise peut transformer un risque perçu en avantage compétitif.
Une complexité réglementaire plus apparente que réelle
Le cadre réglementaire chinois, avec des textes majeurs comme la Cybersecurity Law (CSL), la Data Security Law (DSL) ou la Personal Information Protection Law (PIPL), peut sembler opaque. Cependant, selon I-TRACING, cette complexité est souvent surestimée. Les autorités chinoises adopteraient une approche pragmatique, privilégiant la mise en conformité progressive plutôt que la sanction.
La clé réside dans une lecture contextualisée des règles. Plutôt que d’appliquer mécaniquement un cadre juridique, les entreprises qui réussissent engagent un dialogue avec les autorités locales. Ces dernières adaptent leurs exigences au secteur et à la taille de l’entreprise. La conformité devient alors une pratique négociée, où la continuité des activités prime sur une application dogmatique des textes.
Un enjeu avant tout organisationnel et culturel
Les véritables difficultés ne sont pas techniques, mais humaines et organisationnelles. I-TRACING constate que les filiales chinoises sont souvent mal intégrées dans les dispositifs de sécurité globaux des groupes européens. Actifs informatiques mal référencés, déploiement incomplet des agents de sécurité, ou encore difficultés à centraliser les journaux d’événements (logs) vers les centres de supervision européens (SIEM) transforment la Chine en une « zone grise » échappant au contrôle du siège.
Des fossés culturels et organisationnels accentuent ce phénomène. Les équipes chinoises utilisent des outils locaux (WeCom, DingTalk) et privilégient des modes de communication hiérarchiques et informels, tandis que leurs homologues européens s’appuient sur des plateformes comme Teams et des processus structurés (tickets, rapports KPI). La barrière de la langue dans la documentation technique et la sous-estimation des calendriers locaux, comme le Nouvel An chinois ou la Golden Week, créent des blocages silencieux qui peuvent faire échouer les projets.
Adapter la technologie plutôt que la transposer
L’écosystème technologique chinois impose également une révision des stratégies. Les solutions de sécurité internationales (EDR, SIEM, SASE) sont souvent moins performantes en Chine en raison de la latence (jusqu’à 300 ms entre Paris et Shanghai), des restrictions du « Great Firewall » ou de leur non-conformité avec la législation.
À l’inverse, des solutions locales performantes (Qi-An-Xin, Sangfor, etc.) sont rarement évaluées par les sièges européens. Le succès passe donc par une approche hybride : combiner des outils locaux certifiés et des solutions globales au sein d’une architecture pensée spécifiquement pour la Chine. La connectivité, via des technologies comme le SD-WAN conforme, doit être traitée comme un enjeu de sécurité à part entière.
Le facteur humain : la clé du succès local
L’analyse d’I-TRACING met en lumière un facteur critique : la nécessité d’une présence locale forte. Les projets les plus efficaces s’appuient sur des équipes sur place capables de faire le lien entre l’Europe et la Chine. Ces experts doivent maîtriser à la fois les réglementations chinoises et internationales, naviguer entre les technologies occidentales et locales, et fluidifier la communication entre des cultures de travail différentes. Disposer d’interlocuteurs parlant le mandarin et comprenant les usages opérationnels locaux est essentiel pour accélérer les décisions et sécuriser l’exécution des projets.
Pour I-TRACING, la Chine n’est pas un marché plus risqué, mais un marché différent qui exige une approche sur mesure.
« La Chine n’est pas un marché où l’on peut appliquer mécaniquement des méthodes européennes. Les entreprises qui réussissent sont celles qui comprennent les spécificités locales, créent du lien entre leurs équipes chinoises et européennes et s’appuient sur une présence de proximité solide. Lorsqu’on aborde ce marché avec lucidité et pragmatisme, la cybersécurité cesse d’être un frein : elle devient un véritable accélérateur de croissance », déclare Pierre Malgorn, Asia Pacific Director chez I-TRACING.
À propos d’I-TRACING
Fondée en France, I-TRACING se positionne comme le premier pure-player européen des services de cybersécurité. L’entreprise accompagne plus de 600 clients, dont 50 acteurs du SBF 120, et a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 230 millions d’euros en 2025. Avec une gamme complète de services allant du conseil et de l’intégration aux services managés (SOC et CERT en 24/7), I-TRACING s’appuie sur l’engagement de ses 1 000 experts répartis en France, Suisse, Grande-Bretagne, Hong Kong, Canada, Chine et Malaisie. Détenue par ses fondateurs, ses managers et les fonds d’investissement Oakley Capital, Eurazeo et Sagard NewGen, l’entreprise vise à donner aux organisations les moyens de sécuriser leur développement numérique.
Pour plus d’informations : https://www.i-tracing.com
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

