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NICE : Gilles VERRIER (PCF) : « Il est plus facile de chang…

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NICE : Gilles VERRIER (PCF) : « Il est plus facile de changer de maire que de changer de logement »

La section niçoise du Parti communiste français lance une campagne estivale pour dénoncer la crise du logement et la spéculation immobilière.

Face à une crise du logement jugée critique à Nice, la section locale du Parti communiste français (PCF) a annoncé le lancement d’une campagne de terrain qui se déroulera tout l’été 2026. Menée par son secrétaire, Gilles Verrier, cette initiative vise à alerter l’opinion publique et à exiger des mesures fortes contre un marché immobilier qui, selon le parti, favorise les investisseurs au détriment des habitants.

Un diagnostic sévère de la situation locative

Le constat dressé par le parti est sans appel : les loyers flambent, les appartements destinés à la location à l’année se raréfient et l’offre de logements sociaux est qualifiée de « notoirement insuffisante ». Selon les communistes niçois, la ville est en proie à une logique où l’investissement immobilier prime sur la fonction première du logement : abriter les habitants. Le communiqué dénonce une situation où la rentabilité financière prend le pas sur le besoin social.

« Les toits rapportent davantage qu’ils n’abritent », souligne le texte.

Pour le PCF, cette dynamique met en péril l’équilibre même de la cité azuréenne, en excluant progressivement les travailleurs et les familles qui constituent son tissu vivant.

« Une ville qui ne peut plus loger celles et ceux qui la font vivre est une ville qui sacrifie son avenir », affirme Gilles Verrier.

La municipalité d’Éric Ciotti pointée du doigt

La campagne du PCF prend une tournure résolument politique en ciblant directement la gestion de la municipalité. Le maire, Éric Ciotti, est accusé de mener une politique qui favorise un modèle économique profitant aux spéculateurs.

« Avec Éric Ciotti, la ville reste ouverte aux spéculateurs, mais fermée aux Niçois », dénonce le parti.

La déclaration utilise une formule choc pour illustrer le sentiment d’impuissance des résidents en quête d’un toit.

« S’il a désormais les clés de l’hôtel de ville, les habitants attendent toujours celles de leur logement », poursuit le communiqué.

Des exigences claires pour un droit au logement

Face à ce diagnostic, le Parti communiste formule des propositions claires. Il exige que le droit au logement soit considéré comme une priorité absolue, passant avant les intérêts financiers. Pour y parvenir, le PCF préconise une politique ambitieuse axée sur trois piliers principaux : la construction massive de logements sociaux pour répondre à la demande croissante, une régulation stricte des locations touristiques de courte durée, et enfin, une lutte déterminée contre la spéculation immobilière qui alimente la hausse des prix.

Une campagne de terrain pour mobiliser les Niçois

Pour porter ces revendications, les militants communistes iront à la rencontre des citoyens tout au long de l’été. Des actions de tractage et de dialogue sont prévues dans les différents quartiers de la ville ainsi que sur les marchés. L’objectif est de mobiliser les Niçois autour de cette cause et de faire pression sur les élus locaux. Gilles Verrier conclut en opposant deux visions radicalement différentes de la ville.

« Pour la droite et l’extrême droite niçoises, le logement est un produit spéculatif. Pour les communistes, c’est un droit qu’ils entendent bien faire respecter », martèle le secrétaire de la section.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).