PARIS : Le rôle crucial des loteries nationales dans le fin…
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PARIS : Le rôle crucial des loteries nationales dans le financement du sport local
L’organisation de grandes compétitions ou encore les performances des athlètes ne suffisent pas à développer le sport dans un pays.
Ce développement passe aussi, et surtout, par la construction et la rénovation d’aires de jeu (terrains de football, basketball, etc.), la création des centres de formation, ou encore l’octroi d’aides aux clubs sportifs amateurs. Pour cela, un système de financement public s’avère indispensable.
Au Bénin par exemple, un service comme LNB Pari génère des revenus via ses loteries nationales et ses paris sportifs réglementés. Ces revenus permettent de financer des projets locaux dans le domaine du sport (construction d’infrastructures sportives). D’ailleurs, ce type de financement constitue l’une des missions de la Loterie Nationale du Bénin (LNB).
De même, dans de nombreux autres pays en Afrique, en Europe et dans le reste du monde, les loteries nationales consacrent une part de leurs bénéfices au financement du sport local. Ces ressources proviennent des jeux de hasard opérés par les loteries nationales, mais aussi des actions réglementaires de ces dernières.
Des loteries nationales d’intérêt public
Les opérateurs privés de jeux d’argent possèdent un intérêt principalement commercial. Par contre, les loteries nationales sont créées pour financer des projets sociaux ou publics (entre autres objectifs).
Les ressources qu’elles génèrent peuvent être affectées à plusieurs secteurs ou domaines :
- Construction / rénovation de stades
- Aménagement d’aires de jeu communautaires
- Organisation de compétitions locales
- Financement de la formation des jeunes
- Aide aux fédérations sportives
- Aide directe à certaines catégories de sportifs et de clubs
Ainsi, une part des bénéfices des jeux de hasard permet de développer/renforcer la pratique, les équipements et infrastructures de sport. Ce cercle vertueux profite aux sportifs amateurs et professionnels, et sert globalement l’intérêt général.
De nombreux exemples à travers le monde
La plupart des pays financent une part des projets liés au sport local à travers les bénéfices des loteries nationales. C’est le cas au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Maroc, et encore plus en occident. De tels revenus provenant des loteries nationales sont cruciaux lorsque les budgets publics dédiés au développement du sport sont limités.
Au Bénin par exemple, les recettes de la Loterie Nationale (LNB) ont contribué à la création d’équipements sportifs destinés aux jeunes et à la construction/modernisation de nombreux stades municipaux : stades municipaux de Natitingou, Savè et autres, tribunes sur le stade Covè, etc. La LNB finance même un club de football majeur local, Loto-Popo FC.
Les modèles de financement du sport local par les loteries nationales sont mieux établis en Europe. Le fonctionnement de la loterie nationale peut varier d’un pays à l’autre, mais le principe reste identique : utiliser une partie des bénéfices provenant des jeux d’argent pour effectuer des réalisations à impact positif sur la société en général et le sport local en particulier.
En France, la loterie nationale, désormais dénommée FDJ United, soutient le sport local via le financement de clubs amateurs / régionaux et même de la Fédération Française de Football (FFF). Elle finance aussi l’accompagnement (préparation aux compétitions, reconversion) des espoirs et champions français via sa FDJ Sport Factory. Cette dernière a déjà soutenu 34 athlètes, dont 21 médaillés olympiques et paralympiques.
Les ressources qu’elles consacrent à ces financements proviennent des jeux d’argent qu’elle opère. Par ailleurs, elle possède une fondation FDJ United, qui aide principalement les personnes en difficulté (dotation de 25 millions € en 5 ans, de 2023 à 2027).
Au Royaume-Uni, la National Lottery joue un rôle similaire. Les recettes qu’elle réalise via les jeux de hasard financent la création/rénovation d’infrastructures sportives de proximité (gymnases, clubs de quartier, aires de jeux), ou encore de l’achat de matériels aux jeunes talents (via par exemple la bourse Backing the Best). Globalement, depuis sa création en 1994, la loterie nationale britannique a consacré plus de 5,7 milliards £ au développement du sport dans les communes.
Une aide indispensable pour les clubs amateurs
Les clubs locaux/amateurs constituent le socle ou la base du développement du sport dans chaque pays. Il s’agit des associations sportives locales et des écoles dédiées à différents sports. Certaines participent aux championnats locaux. Elles ont toutes besoin de ressources financières pour fonctionner correctement, et celles provenant des loteries nationales sont capitales.

Les fonds octroyés par les loteries nationales aident sur plusieurs plans :
- Achat de matériels de sport
- Création et rénovation des aires de jeu
- Formation des entraîneurs
- Financement des déplacements pour les compétitions
- Soutien financier aux pratiquants amateurs en difficulté
Ces aides sont nécessaires, voire indispensables à la poursuite des activités de nombreuses associations sportives locales.
Des effets qui dépassent le cadre du sport
Certains des investissements financés par les revenus des loteries nationales produisent aussi des effets sociaux et économiques. Les travaux de construction et de rénovation des infrastructures sportives créent des emplois dans divers secteurs : bâtiment, services, etc. Les infrastructures construites servent d’ailleurs aussi à accueillir différentes manifestations culturelles.
En outre, les événements sportifs organisés grâce à ces financements publics stimulent l’économie locale : transports, commerces, hôtels et autres. Ils favorisent aussi l’inclusion des jeunes et la cohésion entre communautés.
En somme, bien plus que des opérateurs de jeux de hasard, les loteries nationales constituent de véritables leviers de financement du développement du sport local. La transparence dans la gestion de leurs aides reste toutefois essentielle (via la publication régulière de rapports par exemple). Elle favorise la confiance dans les institutions et une meilleure compréhension de l’usage des revenus de ce type de sociétés publiques.

