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MARSEILLE : Secteur HCR – Un moteur économique région…

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MARSEILLE : Secteur HCR – Un moteur économique régional aux fondations fragiles

Une étude de l’Urssaf Paca révèle le poids économique majeur mais aussi les fragilités du secteur HCR, caractérisé par de bas salaires et des impayés.

L’Urssaf Provence-Alpes-Côte-d’Azur a publié ce lundi une monographie sectorielle détaillée sur les Hôtels, Cafés, Restaurants (HCR), dressant le portrait d’un pilier de l’économie régionale qui fait face à d’importantes tensions structurelles. Basée sur les données de l’année 2025, l’étude met en lumière un secteur dynamique, mais marqué par la précarité de l’emploi et une santé financière précaire.

Un poids lourd de l’économie régionale

Avec près de 146 000 personnes, dont 127 000 salariés et 18 900 travailleurs indépendants, le secteur HCR est un employeur de premier plan en Paca. Il représente 8,6 % des effectifs salariés du secteur privé et génère une masse salariale de 3,8 milliards d’euros, soit 7,5 % du total régional.

Le tissu économique est très majoritairement composé de très petites entreprises (TPE) : 88,7 % des établissements du secteur emploient moins de dix salariés, tandis que seulement 0,7 % comptent plus de 50 employés. Cette atomisation du marché influence directement les conditions d’emploi et la résilience économique des acteurs.

Un profil d’emploi jeune et précaire

Le secteur attire une main-d’œuvre particulièrement jeune, avec 39 % des salariés ayant moins de 30 ans, contre 24 % en moyenne dans le secteur privé. Cependant, cet dynamisme démographique s’accompagne de conditions d’emploi moins favorables.

Le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) y est nettement plus fréquent (18 % contre 11 % pour l’ensemble du secteur privé), signe d’une plus grande précarité. De plus, les rémunérations sont significativement plus faibles, avec un salaire mensuel moyen brut de 2 204 euros, bien en deçà de la moyenne tous secteurs confondus qui s’établit à 2 823 euros. Pour les travailleurs indépendants, le constat est similaire : leurs revenus annuels moyens (21 635 euros en 2024) sont deux fois moins élevés que la moyenne.

Une santé financière sous tension

L’étude de l’Urssaf révèle des fragilités financières notables. En 2025, les taux d’impayés de cotisations sociales dans le secteur HCR étaient globalement deux fois plus élevés que la moyenne : 1,67 % pour les entreprises employeuses (contre 0,82 %) et 10,97 % pour les travailleurs indépendants (contre 5,53 %).

Conséquence directe de ces difficultés, 7,5 % des entreprises du secteur ont dû solliciter un délai de paiement auprès de l’Urssaf. Le secteur HCR concentre ainsi une part disproportionnée des défaillances d’entreprises : 16 % des liquidations et redressements judiciaires des employeurs et 7,3 % de celles des indépendants, des chiffres bien supérieurs à son poids dans l’économie globale.

L’Urssaf, observatoire de la dynamique économique

Cette publication s’inscrit dans la mission de l’Urssaf en tant qu’observatoire économique. Grâce à l’analyse des données issues de la Déclaration Sociale Nominative (DSN), l’organisme produit des indicateurs précis sur l’emploi et les dynamiques du marché du travail. Dans une démarche de transparence, ces données sont rendues accessibles au public via son portail d’open data, Open.urssaf, qui propose des catalogues de données, des visualisations et des interfaces de programmation pour une réutilisation par tous. L’Urssaf Paca a pour mission principale la collecte des cotisations et contributions sociales qui financent le modèle social français. En 2025, l’organisme a encaissé 33,27 milliards d’euros auprès de 755 532 usagers dans la région. Sa mission est double : garantir aux travailleurs l’accès à une protection sociale (santé, retraite, prestations familiales) et accompagner les entrepreneurs tout en assurant une concurrence équitable par le respect des règles sociales.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).