PARIS : Nématode du pin – La menace s’étend ave…
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PARIS : Nématode du pin – La menace s’étend avec un nouveau foyer dans les Pyrénées-Atlantiques
Le ministère de l’Agriculture a confirmé un nouveau foyer du nématode du pin à Lescar, étendant la zone de surveillance et renforçant la lutte.
La lutte contre le nématode du pin, un ravageur dévastateur pour les forêts de résineux, connaît un nouveau développement préoccupant. Le ministère de l’Agriculture a annoncé ce vendredi 17 juillet 2026 la confirmation d’un nouveau foyer dans les Pyrénées-Atlantiques, ainsi que la détection d’insectes porteurs du parasite dans les Landes et près d’Orléans, soulignant une diffusion de la menace qui mobilise les services phytosanitaires de l’État.
Un arbre contaminé à Lescar déclenche une nouvelle alerte
Le laboratoire national de référence de l’Anses a formellement identifié, le 16 juillet, la présence du nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus) sur un arbre présentant des symptômes à Lescar (Pyrénées-Atlantiques). Cette découverte, située à 60 kilomètres à l’est de la première zone de confinement établie en novembre 2025, a entraîné une réaction immédiate des autorités.
Un arrêté préfectoral va établir une nouvelle zone délimitée, comprenant une zone foyer pour l’éradication et une zone tampon de surveillance renforcée. Ces mesures, conformes à la réglementation européenne, visent à contenir la propagation et à mettre en œuvre des opérations de lutte ciblées.
Des insectes vecteurs détectés jusqu’en Centre-Val de Loire
L’inquiétude est renforcée par la détection du parasite non pas dans des arbres, mais directement sur des insectes vecteurs, des coléoptères du genre Monochamus. Ces interceptions ont eu lieu le 1er juillet à Saubion et le 16 juillet à Orthevielle, deux communes des Landes situées dans la zone déjà sous surveillance.
Plus alarmant encore, un insecte porteur a été capturé par piégeage le 9 juillet à proximité d’Orléans (Centre-Val de Loire), très loin des foyers connus du Sud-Ouest. Le ministère précise que ces découvertes sur des insectes ne constituent pas de nouveaux foyers et ne modifient pas le zonage actuel. L’objectif d’éradication reste la priorité, mais ces signaux ont déclenché des opérations de surveillance officielle complémentaires qui se poursuivront dans les semaines à venir pour évaluer la situation phytosanitaire autour de ces points.
Une menace majeure pour la filière bois française
Le nématode du pin est un ver microscopique originaire d’Amérique du Nord, classé comme organisme de quarantaine prioritaire par l’Union européenne. Inoffensif pour l’homme, il est mortel pour les conifères, en particulier les pins. Une fois introduit dans l’arbre par l’insecte vecteur, il bloque la circulation de la sève, provoquant un flétrissement rapide et la mort du végétal en quelques semaines.
La détection du premier foyer en France, en novembre 2025 à Seignosse (Landes), avait déjà mis en alerte toute la filière bois. La propagation de ce ravageur représente une menace économique et environnementale grave pour le massif forestier des Landes, cœur économique de la région, mais aussi pour l’ensemble des forêts de résineux françaises.
Lutte obligatoire et soutien de l’État
Face à cette menace, la réglementation impose des mesures de lutte strictes : abattage et destruction des arbres infestés, mais aussi coupe préventive de tous les résineux sensibles dans un périmètre défini. Le bois issu de ces coupes doit être valorisé dans des conditions sécurisées (chaufferies, papeteries, séchage à haute température) pour éliminer le parasite et son vecteur.
Lors de la découverte du premier foyer, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait débloqué une enveloppe pour prendre en charge les coûts directs des mesures obligatoires pour les propriétaires forestiers. Le gouvernement s’était également engagé à adapter le dispositif d’aide au renouvellement forestier « France Nation Verte » pour accompagner la reconstitution des peuplements détruits. La vigilance et la mobilisation de tous les acteurs restent essentielles pour tenter d’éradiquer ce ravageur du territoire national.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
