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PARIS : Souveraineté numérique – L’ANFSI choisi…

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PARIS : Souveraineté numérique – L’ANFSI choisit la solution française Ksaar pour son écosystème no-code

L’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure s’associe à l’éditeur français Ksaar pour maîtriser et développer son écosystème no-code.

Dans une démarche stratégique alliant modernisation et sécurité, l’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) a annoncé ce jeudi 16 juillet sa collaboration avec Ksaar, un éditeur français de logiciels « no-code ». Ce partenariat vise à structurer un écosystème d’applications métiers pour la police et la gendarmerie nationales, en conciliant l’agilité requise sur le terrain et les impératifs de souveraineté numérique.

Un enjeu de maîtrise face au « Shadow IT »

La transformation numérique accélérée des forces de l’ordre a fait émerger des besoins applicatifs urgents, auxquels les cycles de développement traditionnels peinent à répondre. Cette situation a favorisé le développement du « Shadow IT », c’est-à-dire la création d’outils locaux par les agents eux-mêmes, en dehors de tout cadre de contrôle par la direction des systèmes d’information.

Bien que nées d’une nécessité opérationnelle, ces initiatives posent des risques significatifs en matière de sécurité, de maintenance et de conformité, notamment face aux exigences du RGPD ou aux contraintes de cybersécurité. L’ANFSI a donc décidé de reprendre la main en offrant un cadre maîtrisé qui permet de canaliser cette énergie innovante. L’objectif est double : transformer des projets isolés en une force technologique cohérente et permettre à un plus grand nombre d’agents, sans compétences techniques en codage, de concrétiser leurs idées.

Le choix d’une solution française et souveraine

Pour relever ce défi, l’ANFSI a conduit une étude approfondie sur plusieurs dizaines de solutions « low-code » et « no-code » du marché. Le choix s’est porté sur Ksaar, non seulement pour l’équilibre de sa solution entre performance et accessibilité, mais aussi pour son positionnement en tant qu’acteur 100 % français. Ce critère est devenu un facteur clé dans un contexte où la maîtrise des données et des infrastructures est stratégique.

Opter pour une technologie nationale permet de limiter les dépendances étrangères et de garantir un contrôle renforcé des usages. Pour aller plus loin, l’ANFSI prévoit à court terme d’héberger une instance interne de la solution Ksaar, en complément de l’instance externe opérée en mode SaaS. Cette double approche offrira une maîtrise totale sur les projets les plus sensibles, tout en conservant une ouverture sur internet pour les besoins qui le justifient.

Vers une culture interne de « citizen developers »

Au-delà de l’outil technologique, le projet vise à bâtir une véritable compétence interne. La démarche s’accompagne de la mise en place d’un centre de compétences dédié à l’accompagnement des utilisateurs. L’ambition est de développer une communauté de « citizen developers » (développeurs citoyens) au sein de la police et de la gendarmerie, capables de créer des applications simples et sécurisées pour répondre à leurs propres besoins.

L’expérimentation, initiée fin 2024, a déjà porté ses fruits avec la formation de plusieurs dizaines d’utilisateurs et le lancement des premiers projets concrets. Selon l’entreprise, la dynamique engagée suscite un intérêt croissant. En simplifiant la création d’outils tout en intégrant nativement les contraintes de sécurité, le no-code s’affirme comme un levier puissant pour moderniser les organisations publiques, en démontrant qu’autonomie des métiers, sécurité et souveraineté numérique peuvent se renforcer mutuellement.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).