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PARIS : Histoire – Les Pieds-Noirs réclament une réparation pour les 400 000 mineurs de l’exode de 1962

S’appuyant sur la loi pour les « Enfants de la Creuse », l’association Peuple Pied-Noir demande une réparation pour les mineurs de l’exode d’Algérie.

Dans le sillage de la reconnaissance par l’État du drame des « Enfants de la Creuse », l’association Peuple Pied-Noir (PPN) ouvre un nouveau chapitre dans la mémoire de l’exode d’Algérie. Par un communiqué publié ce jour, l’organisation demande officiellement une réparation pour les 400 000 jeunes mineurs rapatriés en 1962, estimant que leur situation est comparable à celle des enfants réunionnais déplacés.

Un parallèle avec les « Enfants de la Creuse »

L’association, qui milite pour les droits de la communauté pied-noire, prend acte de la loi promulguée le 29 juin 2026 par le Président de la République. Ce texte, voté à l’unanimité par le Parlement, vise à réparer les préjudices subis par les quelque 2 000 enfants réunionnais déplacés de force vers des départements métropolitains, comme la Creuse, entre 1962 et 1984.

Pour le PPN, ce précédent législatif doit s’appliquer aux mineurs pieds-noirs. L’association soutient que ces 400 000 jeunes « ont subi un déplacement de population contre leur volonté et leur libre choix lors de l’exode d’Algérie en 1962 », un argumentaire qui place leur situation sur un plan similaire à celui des pupilles réunionnais. Le mouvement inscrit cette démarche dans une lutte de longue date pour la reconnaissance des droits « imprescriptibles » de cette communauté, tant en France qu’en Algérie.

Une demande d’indemnisation pour « préjudice moral »

Le comité exécutif de l’association, composé d’Eric Wagner, Jean-Paul Gavino, Christian Schembré et Pierre Courbis, met en avant l’impact psychologique durable de cet exil forcé sur des enfants et adolescents.

« Enfants de l’exil, après avoir été victimes d’une guerre civile et de ses conséquences, ils vivent avec un traumatisme psychique permanent, et doivent à ce titre, recevoir une allocation forfaitaire pour préjudice moral », insiste le comité.

Pour chiffrer cette réparation, l’association propose de se référer au « barème établi par l’Association Aide Indemnisation des Victimes de France », une structure spécialisée dans l’évaluation des dommages corporels et moraux.

Un appel aux élus

La démarche de Peuple Pied-Noir ne se limite pas à une simple déclaration. L’association lance un appel direct à ses relais politiques pour transformer cette revendication en proposition de loi concrète et aboutie.

« Nous sollicitons, en conséquence, le groupe d’élus Pieds-Noirs fidèle à nos revendications, d’engager les démarches en vue de l’aboutissement de cette reconnaissance et de l’obtention de ce droit », conclut le comité exécutif.

L’initiative vise désormais à trouver un écho au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat, dans l’espoir que le sort des jeunes rapatriés de 1962 soit reconnu par la nation au même titre que celui des « Enfants de la Creuse ».

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).