PARIS : Immobilier ancien – La reprise enrayée par un…
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PARIS : Immobilier ancien – La reprise enrayée par un climat d’incertitude au premier semestre 2026
Le réseau Laforêt révèle un ralentissement du marché immobilier ancien au 1er semestre 2026, la reprise amorcée en début d’année étant freinée par un contexte économique et géopolitique pesant.
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Après une année 2025 encourageante et un début d’année 2026 prometteur, le marché immobilier ancien français marque le pas. Selon le bilan du premier semestre publié par le réseau Laforêt, la dynamique de reprise observée depuis plus d’un an s’est essoufflée au cours du deuxième trimestre. En cause, un retour du doute chez les ménages, alimenté par la hausse du coût de la vie, les tensions internationales et une légère remontée des taux d’intérêt, passés de 3,09 % à 3,25 % en un an selon l’Observatoire CSA/Crédit Logement.
Des indicateurs nationaux orientés à la baisse
Les chiffres témoignent de cette nouvelle frilosité : au niveau national, la demande de biens immobiliers a reculé de 3 % par rapport au premier semestre 2025. Cette baisse se répercute logiquement sur le volume des transactions, qui diminue de 2,3 % sur un an. Simultanément, les prix s’ajustent légèrement avec une baisse moyenne de 1,8 %, pour s’établir à 3 294 €/m². À l’inverse, l’offre de biens à vendre continue de se reconstituer, affichant une progression de 8 %.
Cette tendance générale masque toutefois de fortes disparités territoriales. Alors que la demande recule de 4,6 % en régions, elle résiste mieux dans les zones tendues, progressant même de 1,7 % à Paris et de 1,1 % en Île-de-France (hors Paris). Les arbitrages des ménages évoluent également : la demande pour les appartements reste stable (+0,6 %), tandis que celle pour les maisons fléchit de 4,7 %, pénalisée par un coût de détention (énergie, entretien, mobilité) jugé plus élevé.
Un marché à plusieurs vitesses et des négociations en hausse
L’hétérogénéité du marché se confirme dans l’évolution des prix. Si Paris limite son recul à -0,5 % (9 559 €/m²), l’Île-de-France enregistre une baisse plus nette de -3,2 % (3 842 €/m²). Dans les grandes métropoles, les dynamiques locales priment. Certaines villes poursuivent leur progression, comme Brest (+2,7 %), Biarritz (+2,0 %), Marseille (+1,3 %) ou Nice (+1,1 %). D’autres, en revanche, confirment leur phase d’ajustement, à l’image de Lyon (-3,5 %) et Bordeaux (-1,5 %).
Conséquence de cette prudence des acquéreurs, les délais de vente s’allongent pour atteindre 101 jours en moyenne, soit 5 jours de plus qu’un an auparavant. Les acheteurs prennent davantage de temps pour comparer et analyser le coût global de leur projet. Dans ce contexte, la négociation redevient la norme. Les marges atteignent désormais 5,2 % au niveau national (+0,4 point), et peuvent dépasser 10 % à 15 % pour les biens les plus énergivores (classés F ou G) nécessitant des travaux importants.
Un profil d’acquéreurs qui évolue
Ce ralentissement impacte la sociologie du marché. Les primo-accédants, plus sensibles aux conditions de financement, voient leur part reculer à 32 % des transactions, contre 34 % au trimestre précédent. Les secundo-accédants s’affirment comme le principal moteur du marché, représentant 52 % des ventes. L’investissement locatif, quant à lui, continue de marquer le pas et ne pèse plus que 16 % des transactions, un niveau jugé structurellement bas face aux besoins locatifs du pays.
Pour les mois à venir, le marché reste suspendu au retour de la confiance. Un environnement économique et géopolitique plus lisible pourrait libérer une demande actuellement en attente. C’est dans ce contexte que le président du réseau Laforêt interpelle les futurs responsables politiques.
« La France traverse une crise du logement depuis trop longtemps pour que leurs annonces deviennent un terrain de promesses sans lendemain. Le marché ne demande pas grand-chose : simplement de la stabilité », conclut Yann Jéhanno, président de Laforêt.
À propos de Laforêt
Présent en France depuis 1991, le réseau Laforêt est le premier réseau français de créateurs d’agences immobilières franchisées. Il intervient dans les domaines de l’achat, la vente, la location, la gestion locative, le syndic de copropriété et l’immobilier commercial.
Reconnue n° 1 de la confiance depuis 15 ans et élue Meilleure Franchise Immobilière chaque année depuis 6 ans, la marque a également créé sa Fondation d’entreprise en 2022 pour contribuer au mieux-vivre de demain.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
