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PARIS : Facture électronique – Les entreprises confia…

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PARIS : Facture électronique – Les entreprises confiantes mais près de la moitié n’a pas encore démarré le projet

À l’approche de la réforme, une étude Generix-Exaegis révèle que si les entreprises sont confiantes, près de la moitié accuse un retard opérationnel.

Alors que la réforme de la facturation électronique entrera en vigueur en France le 1er septembre 2026, un constat paradoxal émerge de la 7ème édition du baromètre annuel publié par Generix, acteur des solutions de commerce B2B, et le cabinet Exaegis. Menée entre mars et mai 2026 auprès de 208 décideurs de grandes entreprises et ETI, l’étude souligne une confiance de façade qui masque des retards significatifs dans la mise en œuvre opérationnelle de cette transition majeure.

Un optimisme à tempérer

Selon le calendrier gouvernemental, toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. À cette date, les grandes entreprises et les ETI auront également l’obligation d’émettre leurs factures et leurs données de e-reporting sous ce format, avant les PME et TPE au 1er septembre 2027. Dans ce contexte, le baromètre révèle que 87,5 % des grandes entreprises et ETI estiment qu’elles seront prêtes à temps.

Cependant, cette assurance contraste fortement avec l’état d’avancement réel des projets : 48,5 % des entreprises interrogées n’auraient pas encore entamé la phase de mise en œuvre. Ce décalage entre perception et action constitue une zone de risque à quelques mois seulement de la première échéance.

« La réforme est désormais entrée dans sa phase de vérité. Les entreprises ont largement pris conscience des enjeux, mais elles doivent maintenant accélérer sur l’intégration, les tests et la qualité des données. Le sujet n’est pas seulement réglementaire : il est organisationnel, technologique et métier », analyse Christophe Viry, Product Marketing Director chez Generix.

Les données, premier défi opérationnel

Loin d’être un simple enjeu de conformité, la réforme se heurte à des difficultés très concrètes. Les entreprises ayant déjà entamé des phases de test citent comme principaux obstacles la qualité des données de la facture (41 %), la complexité de la conversion des formats (39 %) et la fiabilisation des référentiels clients et fournisseurs (37 %). Ces chiffres démontrent que la réussite de la transition se jouera sur le terrain, dans la capacité des systèmes d’information à gérer des flux de données complexes et standardisés.

Une réforme perçue comme un levier de transformation

Au-delà de la contrainte réglementaire, la facturation électronique est désormais considérée comme une véritable opportunité de modernisation. L’étude montre que 95 % des entreprises profitent de cette obligation pour viser d’autres objectifs stratégiques. L’automatisation des processus de facturation entrante arrive en tête (83 %), suivie de près par la fiabilisation des données pour lutter contre les erreurs et les fraudes (77 %) et l’automatisation des processus de facturation sortante (77 %). La réforme agit donc comme un catalyseur, poussant les entreprises à repenser et optimiser leurs flux financiers et administratifs.

Continuité et intégration au cœur du choix technologique

Face à cette transition, la majorité des entreprises privilégie la prudence et la continuité. Ainsi, 70 % d’entre elles déclarent vouloir conserver leur solution actuelle si celle-ci obtient l’immatriculation de Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) délivrée par l’État. Les critères de sélection d’une plateforme sont avant tout pragmatiques : la facilité d’intégration avec le système d’information existant (60 %), l’étendue des fonctionnalités proposées (59 %) et la capacité à automatiser les processus comptables (53 %) sont les trois principaux facteurs de décision.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).