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AIX-EN-PROVENCE : Économie – Gabriel ATTAL aux Rencontres Économiques pour défendre une « nouvelle donne »

Attendu aux Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence, Gabriel Attal y défendra sa vision pour une « nouvelle donne » économique et climatique.

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, se rendra ce vendredi 3 juillet à la 26ème édition des Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence. Cette visite sera l’occasion pour lui de présenter et de débattre de sa vision stratégique pour la France et l’Europe face aux grands défis contemporains : compétitivité, intelligence artificielle, réindustrialisation, finances publiques et ambitions de défense. Le déplacement s’inscrit dans un contexte où son parti vient de formaliser un programme détaillé intitulé « Pour une nouvelle donne économique et climatique ».

Un agenda diplomatique et économique chargé

La journée de Gabriel Attal sera rythmée par une série d’entretiens de haut niveau. Il échangera notamment avec Antonio Costa, le président du Conseil européen, ainsi qu’avec des figures majeures du monde des affaires comme Guillaume Faury, directeur général d’Airbus, Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, Xavier Girre, directeur général de Suez, ou encore Philippe Corrot, dirigeant de la licorne technologique Mirakl. Une rencontre avec les équipes de NVIDIA, géant des semi-conducteurs pour l’IA, est également programmée. Deux séquences seront ouvertes à la presse : une table ronde matinale sur la défense française et, en fin d’après-midi, un échange avec les jeunes ambassadeurs du programme “Jeunesse 2027” aux côtés d’Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université.

Une « nouvelle donne » face aux chocs mondiaux

Le cadre de cette visite est clair : répondre aux secousses qui redéfinissent l’ordre mondial. Le programme de Renaissance, porté par Gabriel Attal, part du constat d’une « période d’accélération intense » où l’Europe est menacée de décrochage économique face aux États-Unis et à la Chine, et où l’intelligence artificielle et le dérèglement climatique imposent des changements de paradigme.

« Nous refusons de voir la France faire la planche dans les deux ans qui viennent alors que le monde entier accélère », affirme Gabriel Attal dans l’éditorial de son projet.

Cette « nouvelle donne » se veut donc un chemin « d’audace, d’ambition et d’espoir » pour réarmer le pays sur les plans économique, social et écologique.

Souveraineté, prospérité et jeunesse : les trois piliers

Le projet de Renaissance s’articule autour de trois axes majeurs. Le premier est la reconquête de la souveraineté, via un « choc de productivité » basé sur la réindustrialisation, une simplification drastique des normes et la baisse continue des impôts de production. Le programme évoque la création de « mini-Singapour », des zones d’innovation à la réglementation allégée. Il prône également un État non plus « subventionneur » mais « investisseur », notamment dans le secteur stratégique de l’IA. L’objectif est aussi énergétique, visant à ce que les trois quarts de l’énergie française soient produits sur le territoire national grâce au nucléaire et aux renouvelables.

Le deuxième pilier est la prospérité, avec une ambition phare : porter le salaire médian français de 2000 € à 3000 € par mois, pour le rapprocher de celui des États-Unis. Cet objectif serait la conséquence directe des gains de productivité et d’une politique de « détaxation massive du travail ».

Enfin, l’axe jeunesse propose d’adapter les modes de travail, avec une réflexion sur la semaine en quatre jours, et de créer un droit opposable à la garde d’enfant. L’enseignement supérieur serait réorienté pour former davantage aux filières d’avenir que sont l’IA et la transition écologique.

L’écologie du « contrat » contre le « backlash »

Sur le plan climatique, le parti de Gabriel Attal entend résister fermement au « backlash anti climatique » porté, selon le document, par « une coalition anti-science et anti-environnement ». La méthode proposée est celle de « l’écologie du contrat », qui vise à rassembler tous les acteurs (entreprises, associations, collectivités) pour négocier des solutions partagées et atteindre les objectifs de la planification écologique. Le projet insiste sur une transition juste, illustrée par des mesures comme le développement du leasing social pour les voitures électriques d’occasion, afin de rendre la mobilité propre accessible aux ménages les plus modestes.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).