PARIS : Satellites – La course à l’orbite basse…
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PARIS : Satellites – La course à l’orbite basse propulsée par l’IA et les enjeux géopolitiques
Une étude d’Allianz Trade révèle que la demande de l’IA fait exploser le marché des satellites en orbite basse, un enjeu économique et stratégique majeur.
L’espace n’est plus un cycle d’investissement éphémère mais un secteur durable, stimulé par des besoins technologiques et des ambitions souveraines. C’est le constat majeur d’une nouvelle étude d’Allianz Trade, intitulée « Orbite terrestre basse, enjeux majeurs », qui analyse la course effrénée au déploiement de constellations de satellites en orbite basse (LEO). Les investissements privés dans les technologies spatiales ont d’ailleurs atteint un niveau record de 12,4 milliards de dollars en 2025, en hausse de 48 % sur un an, témoignant de la confiance des marchés.
L’IA, un moteur insatiable de connectivité
La prochaine vague de l’économie de l’intelligence artificielle, des véhicules autonomes à la robotique industrielle en passant par la logistique par drones, repose sur une connectivité continue, à faible latence et à haut débit. Or, les réseaux terrestres actuels montrent leurs limites. Selon l’étude, la 5G ne peut répondre à cette exigence, puisque 40 % de la surface terrestre mondiale se trouve hors d’une couverture fiable.
Dans ce contexte, les satellites en orbite basse (LEO) apparaissent comme la seule solution viable. Positionnés à des altitudes comprises entre 550 et 1 200 km, ils permettent des temps de latence de 20 à 50 millisecondes, comparables à la fibre optique, tout en offrant une couverture planétaire.
Un marché en croissance exponentielle
Les projections économiques présentées par Allianz Trade sont vertigineuses. Le marché des services LEO, évalué à environ 16 milliards de dollars en 2025, devrait voir sa taille multipliée par sept ou huit au cours de la décennie pour atteindre 120 milliards de dollars d’ici 2030. Cette croissance sera principalement tirée par la demande des entreprises et du secteur industriel.
Plus largement, l’économie spatiale, qui représente actuellement environ 600 milliards de dollars, devrait tripler pour dépasser 1 800 milliards de dollars d’ici 2035.
Le duel États-Unis / Chine pour la suprématie orbitale
Cette course économique se double d’une intense compétition géopolitique, dominée par les États-Unis et la Chine. Les États-Unis disposent d’une avance considérable grâce à des acteurs privés comme SpaceX, qui a déjà déployé environ 7 000 satellites, et Amazon avec son projet Kuiper.
La Chine, cependant, comble son retard à une vitesse remarquable. Soutenue par des capitaux publics massifs, elle ambitionne de déployer près de 27 000 satellites d’ici 2030, ce qui représenterait près de 40 % de la flotte LEO opérationnelle mondiale. Cette stratégie reproduit le modèle appliqué au secteur des véhicules électriques, où le financement étatique élimine les contraintes de capital qui freinent les concurrents commerciaux.
Les marchés émergents, champ de bataille stratégique
L’équilibre futur des pouvoirs en matière d’infrastructures numériques se jouera dans les marchés émergents. Avec un taux de pénétration du haut débit fixe inférieur à 40 % en Afrique et à 80 % en Asie-Pacifique et en Amérique latine, ces régions représentent un vivier de demande immense.
La Chine a positionné ses satellites LEO comme le prolongement de son initiative « Belt and Road » (Nouvelles routes de la soie). En proposant des tarifs subventionnés et en créant un verrouillage technique, Pékin cherche à transformer la dépendance aux infrastructures en levier géopolitique, une tactique déjà éprouvée dans le déploiement de la 5G. Si des puissances comme l’Inde, le Brésil ou les États du Golfe ont les moyens de négocier leurs conditions, plus de 150 autres économies pourraient se retrouver face à une dépendance stratégique.
À propos d’Allianz Trade
Allianz Trade est le leader mondial de l’assurance-crédit commercial et un spécialiste reconnu dans les domaines de la caution, du recouvrement, du financement structuré et du risque politique.
Basé à Paris, Allianz Trade est présent dans plus de 40 pays avec 5 900 employés. En 2025, son chiffre d’affaires consolidé était de 4 milliards d’euros et les transactions commerciales mondiales assurées représentaient 1 400 milliards d’euros d’exposition. Le réseau d’intelligence propriétaire de l’entreprise analyse en temps réel les données de plus de 289 millions d’entreprises pour aider ses clients à éviter les créances douteuses.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel : allianz-trade.fr (https://www.allianz-trade.fr).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
